Un article du 8 décembre 2013, paru dans le Courrier de l'Ouest, et relatant la belle soirée au Château-musée de Villevêque... Joël Bastard a rejoint son chez lui pour les fêtes de fin d'année. Depuis mercredi son logement refroidit. Le poète reviendra nous apporter sa chaleur début février. Pendant ce temps, les boîtes à poèmes se remplissent, les enfants écrivent des poèmes dans les écoles...et vous ?
Venez retrouver les ouvrages de poésie de la Bibliothèque de Lézigné. Notamment, "Le sentiment du lièvre" et "La clameur des lucioles", de Joël Bastard...: de nouvelles acquisitions des Timbrés !
dimanche 15 décembre 2013
mercredi 4 décembre 2013
mardi 3 décembre 2013
Très très beau texte de Joël Bastard, devant un public encore
sous le charme de la belle siennoise…
(…) Il avait dégrossi la masse du grand bois avec la
grande scie. Au crayon, il avait esquissé le geste de cette anonyme, les plis
de sa robe, les courbes de son visage, de ses épaules. Vous pouvez vous relever. Déposez les objets sur la table. Revenez
demain à la même heure. D’ici là, j’aurai avancé dans mon travail. J’ai
beaucoup de bois à retirer de vous.
Il rougit à ces mots. Je vous remercie, à
demain. Avec la même robe ! Vous viendrez ? Elle ne répondit pas.(…)
Un grand merci aux Musées d’Angers, plus particulièrement à Chantal qui nous a éclairés sur cette oeuvre du XVe s, et à toutel’équipe du Musée-Château de Villevêque
dimanche 1 décembre 2013
Un premier prélèvement de 10 poèmes, recueillis dans les boîtes à poèmes de Lézigné (boulangerie de la place des Tilleuls et Bibliothèque, sous le cerisier)
"Gouttes, gouttes de plie
tombent là où le vent les pousse
Mais la rivière les attire
tendrement"
"Assis depuis hier
sur le bord de la rivière
Je m’enivre d ce roulis incessant"
"Boule rouge, nez de clown, lune brulante
Elle suit le fil de l’eau
Sans jamais se retourner"
"Oh !
Le bruit de l’eau coulant,
cachée sous les broussailles…"
"Le fleuve court, court
se précipite dans mon ombre…
Puis-je le rattraper ?"
"Vagabondage, promenade, pluies abondantes,
Le lit disparaît
La rivière se fond le long des bas prés verts."
"Poule d’eau, poule de rivière
Traversée délicate, vague verticale
Respiration profond, sensation étrange."
"Le vieux monsieur, assis sur le bord de la rivière
Se demande quand reviendront ses copains."
"L’eau coule, l’eau tombe
La rivière inspire, puis expire doucement"
"Un poème écrit sous le ciel étoilé
La candeur ruisselante des poissons
Le sommeil difficile dans la moiteur opaque"
barque, bords du Loir, Lézigné, Moulin-neuf
samedi 30 novembre 2013
Musée Poésie avec Joël Bastard
Texte inédit de Joël Bastard, "Garder l'anonyme", lu par l’auteur
au Musée château de Villevêque, Mardi 3 décembre à 20h00.
Regard croisé
avec un médiateur et suivi d'un échange autour de "La Tempérance", œuvre du XVe s.
"Anonyme le sculpteur,
anonyme la sculptée. Les deux ne regardent ni la coupe ni le flacon, ni vous
qui regardez le tout de l’Intempérance ! La jeune femme ne sert pas celui qui a
soif, ne sert pas celui qui regarde. Ne sert pas. Elle représente. Sans attente,
sans attendre, à l’intérieur d’elle-même, elle résonne de tout ce qui a fait sa
vie au long des siècles jusqu’à aujourd’hui. Le bruit des armures, des chevaux
dans la cour, le bruit du cuir que l’on contraint et celui des aiguilles dans
la trame des draperies brodées, le bruit des lavoirs et du linge frappé, des
commérages noyés dans l’eau blanchie, des farces princières et des excès
religieux, le bruit des roues infinies du voyage pour aller d’un château à
l’autre, d’une église à l’autre, d’un tombeau à l’autre. Aussi le silence de la
pierre de ce premier tombeau qu’elle honora longtemps."
extrait de "GARDER L'ANONYME"
Durée : 1h
> Tarif : 5€/4€
> Réservation recommandée au 02 41 05 38 38
> Réservation recommandée au 02 41 05 38 38
mardi 19 novembre 2013
Coup de cœur ♥
Alors que les Timbrés sont
engagés dans la Résidence poétique avec Joël Bastard, nous vous proposons en
prêt à la bibliothèque : Yvon
Le Men, « Le tour du monde en 80 poèmes », Flammarion, 2009
Biographie
"En Bretagne, la parole est forte : les conteurs, les
chanteurs, il existait donc un certain terreau. L’écriture, c’est la solitude
et l’absence. La scène, c’est la présence, le partage. J’ai besoin de ces deux
chemins. »
Depuis son premier livre Vie (1974), écrire et dire sont les seuls métiers d’Yvon Le Men. Ce poète breton, né en 1953 à Tréguier, va à la rencontre des amoureux de la poésie pour partager avec le plus grand nombre sa passion des mots : dans les écoles, les salles de spectacles, et bien sûr au festival Étonnants Voyageurs, où il se fait le passeur des poètes et des écrivains du monde entier. Programmateur aux côtés de Michel Le Bris, il y instaure dès 1997 un espace dédié à la poésie. De sa chronique hebdomadaire publiée de 2006 à 2008 pour le journal Ouest France, il a tiré un livre, Le tour du monde en 80 poèmes : une anthologie de 80 poèmes qu’il commente, fort de plus de trente ans d’expérience et de rencontres poétiques. Yvon Le Men, avec son incroyable ouverture au monde, ne cesse de prouver que la poésie ne s’arrête pas aux frontières.
Depuis son premier livre Vie (1974), écrire et dire sont les seuls métiers d’Yvon Le Men. Ce poète breton, né en 1953 à Tréguier, va à la rencontre des amoureux de la poésie pour partager avec le plus grand nombre sa passion des mots : dans les écoles, les salles de spectacles, et bien sûr au festival Étonnants Voyageurs, où il se fait le passeur des poètes et des écrivains du monde entier. Programmateur aux côtés de Michel Le Bris, il y instaure dès 1997 un espace dédié à la poésie. De sa chronique hebdomadaire publiée de 2006 à 2008 pour le journal Ouest France, il a tiré un livre, Le tour du monde en 80 poèmes : une anthologie de 80 poèmes qu’il commente, fort de plus de trente ans d’expérience et de rencontres poétiques. Yvon Le Men, avec son incroyable ouverture au monde, ne cesse de prouver que la poésie ne s’arrête pas aux frontières.
extrait de www.printempsdespoetes.com
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